Brachylophus Fasciatus est une espèce protégée par la convention de Washington (annexe 1) et répertorié depuis juin 1981 par une ordonnance de protection de l’espèce par la communauté européenne (annexe A)
Sur les îles Fidji l’exportation est interdite et des amendes sévères sont prévues à l’égard des contrevenants. Ces iguanes sont sur la liste rouge (1994). La population actuelle est estimée à 10.000 spécimens qui sont répartis en 29 populations locales différentes.
Les effectifs ont diminué au siècle dernier à cause d’ennemis non naturels introduits dans les îles par l’homme, comme les mungos (mangouste rayée originaire d’Afrique) et les chats domestiques. Une autre cause de ce déclin vient de l’introduction de chèvres sauvages et de porcs ainsi que de la canne à sucre. Sans oublier l’industrie chimique et les pollutions pétrolières qui contaminent gravement l’eau des rivières. Tous ces éléments participent à la déforestation et la destruction du biotope naturel de cette magnifique espèce.
Par exemple, actuellement, sur l’île Tonga d’une superficie de 748km², les terres cultivées atteignent 67% mais pour la faune et la biodiversité il ne reste plus que 4% d’eau, 6% de terres inexploitées et seulement 11% de forêts !
Pour l’instant, il n’est pas encore question de mettre au point un programme d’élevage sur Fidji ou Tonga. Le zoo de San Diego aux Etats-Unis mène pourtant des négociations avec le gouvernement des îles Fidji, avec, comme objectifs de transplanter des animaux menacés de leur espace naturel vers des lieux plus hospitalier et de mener des études génétiques. Le zoo de San Diego possède la population la plus importante de Brachylophus Fasciatus en captivité, la plupart sont élevés dans quinze jardins zoologiques aux USA. Quelques établissements en sont déjà à la 7ème génération. Huit des dix animaux élevés au zoo de San Diégo proviennent de l’île Orchid Culture Centre de Fidji et furent importés aux USA en 1987. Les animaux importés sont morts depuis mais ils se sont tous reproduits et ces dernières années on pouvait comptabiliser plus de 200 jeunes. Le zoo de Rotterdam élève cette espèce mais obtient peu de réussite dans l’élevage. Grâce aussi à quelques éleveurs européens indépendants et passionnés cette précieuse espèce est préservée et présente dans nos pays. Notre plus grande motivation est de participer à la survie de ce magnifique iguanidé d’Océanie.
Brachylophus Fasciatus is a species that is protected by the Washington Convention ( annex 1) and it has been listed by an European Community Ordinance on Animal Protection (annex A) since june 1981.
The legislation of the Fiji Islands forbids exports of the species and makes provision for heavy fines against offenders. These iguanas appear on the 1994 red list. That the current wild population is estimated to reach 10,000 individuals in 29 distinct subpopulations.
The numbers decreased in the 20th century because of the non-natural predators that were introduced by Man on the islands, such as mungos (a banded mongoose commonly found some parts of Africa), and house cats. Another reason for this decline is the introduction of wild goats and pigs and the development of sugar cane growing. The chemical industry and oil pollution severely contaminating the waters in rivers are a third factor that play a part in the deforestation and the destruction of the natural biotope of this magnificent species.
Today for instance, on the 748-km² island of Tonga, cultivated lands account for 67%, which only leaves 4% water, 6% uncultivated lands and a bare 11% forests for the fauna and biodiversity.
So far, starting a breeding project on Fiji or Tonga islands has not been given full consideration, even though the San Diego zoo has been negotiating with the Fiji Islands government with a view to transplanting endangered animals from their natural habitat to more hospitable places and to carrying out genetic research. Most of the banded iguanas in captivity are bred in fifteen zoological gardens around the USA. Some of them have got to their 7th generation. The San Diego zoo has the largest population of Brachylophus Fasciatus. Eight out of the ten individuals bred in the San Diego Zoo descend from animals that were imported to the USA in 1987 from the Orchid Culture Centre on Fiji. Even if the imported animals are now dead, they all bred and in the last few years, their progeny has topped 200 young iguanas. The Rotterdam Zoo also breeds the species but is not very successful in its husbandry. Thanks to a few independent and enthusiastic European breeders, this precious species is preserved and present in our country. We are deeply dedicated to the survival of this magnificent iguanadae from Oceania.
